La FAQ Anarchiste (francophone)

Section F – L’anarcho-capitalisme est-il un type d’anarchisme ?

Introduction

N’importe qui ayant suivi des discussions politiques sur internet est probablement tombé sur des personnes se désignant sous l’appellation de « libertaire », mais dans une perspective pro-capitaliste. Pour la plupart des Européens c’est plus qu’improbable, car en Europe le terme « libertaire » a presque toujours été employé en conjonction de « socialiste » ou de « communiste »1. Aux États-Unis, cependant la droite a partiellement réussi à s’approprier ce terme pour son propre usage. Encore plus étrange, cependant, est le fait que quelques-uns de ces gens de droite ont commencé à se proclamer « anarchistes », dans ce qui doit être un des plus absurdes exemples d’oxymore : « anarcho-capitaliste » ! 🔗

Discuter avec des imbéciles est rarement utile, mais les laisser s’exprimer ainsi sans les remettre en question serait courir le risque de trahir ceux qui découvrent l’anarchisme. C’est toute l’utilité de cette section de la FAQ anarchiste : montrer en quoi les affirmations de ces soi-disant « anarchistes » capitalistes sont fausses. L’anarchisme a toujours été anticapitaliste, et tout « anarchisme » qui prétend l’inverse ne peut faire partie de la tradition anarchiste. Donc cette section ne reflète pas une sorte de débat interne à l’anarchisme, comme ces types le prétendent mais un débat entre l’anarchisme et son vieil ennemi, le capitalisme. De beaucoup de manières, ce débat reflète celui qui a eu lieu au 19e siècle entre Pierre Kropotkine et Herbert Spencer (un pro-capitaliste anglais, partisan d’un État minimal), et n’est donc pas si moderne que ça. 🔗

À l’attention du lecteur

Le paragraphe qui suit explique l’appropriation du mot anglais « libertarian ». En tant que tel, il n’est pas très intéressant pour un francophone. En français, « libertaire » (traduction littérale de « libertarian ») est bien différencié de « libertarien » (néologisme désignant les « anarcho »-capitalistes).

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À l’époque, des personnes comme Spencer tendaient à se nommer « libéraux », tandis que, comme Bookchin l’a noté, « libertaire » était «  un terme créé par les anarchistes européens du 19e siècle, non par les propriétariens d’extrême-droite actuels2 ». David Goodway abonde, déclarant que « libertaire » a été «  fréquemment employé par les anarchistes » comme un nom alternatif pour notre courant politique depuis plus d’un siècle. Cependant, la « situation [anglophone] a été vastement compliquée ces dernières décennies par la montée de […] la philosophie d’extrême-droite du laisser-faire […] et l’adoption [par ses partisans] des mots « libertarian » et « libertarianism ». Il est donc devenu à présent nécessaire de distinguer les idées des libertariens [right libertarianism] et les idées des libertaires [left libertarianism] (celles de la tradition anarchiste).3 ». Cette appropriation du terme « libertaire » [libertarian] par la droite n’a pas seulement apporté de la confusion, mais tente aussi de gommer ce que les anarchistes disent, à savoir que le capitalisme est marqué par des relations sociales autoritaires  — raison pour laquelle l’anarchisme est fondamentalement une théorie socio-politique et un mouvement anticapitaliste. Qu’une minorité de libertariens [libertarians] aient également tenté de s’approprier le mot « anarchiste » pour décrire leurs théories politiques autoritaires est quelque chose que pratiquement tous les anarchistes rejettent et combattent. 🔗

That the vast majority of anarchists reject the notion of « anarcho »-capitalism as a form of anarchism is an inconvenient fact for its supporters. Rather than address this, they generally point to the fact that some academics state that « anarcho »-capitalism is a form of anarchism and include it in their accounts of our movement and ideas. That some academics do this is true, but irrelevant. What counts is what anarchists think anarchism is. To place the opinions of academics above that of anarchists implies that anarchists know nothing about anarchism, that we do not really understand the ideas we advocate but academics do! Yet this is the implication. As such the near universal rejection of « anarcho »-capitalism as a form of anarchism within anarchist circles is significant. However, it could be argued that as a few anarchists (usually individualist ones, but not always) do admit « anarcho »-capitalism into our movement that this (very small) minority shows that the majority are « sectarian. » Again, this is not convincing as some individuals in any movement will hold positions which the majority reject and which are, sometimes, incompatible with the basic principles of the movement (Proudhon’s sexism and racism are obvious examples). Equally, given that anarchists and « anarcho »-capitalists have fundamentally different analyses and goals it is hardly « sectarian » to point this out (being « sectarian » in politics means prioritising differences and rivalries with politically close groups). 🔗

Some scholars do note the difference. For example, Jeremy Jennings, in his excellent overview of anarchist theory and history, argues that it is « hard not to conclude that these ideas [« anarcho »-capitalism] — with roots deep in classical liberalism — are described as anarchist only on the basis of a misunderstanding of what anarchism is4 ». Barbara Goodwin reaches a similar conclusion, noting that the « anarcho »-capitalists’ « true place is in the group of right-wing libertarians » not in anarchism for « [w]hile condemning absolutely state coercion, they tacitly condone the economic and interpersonal coercion which would prevail in a totally laissez-faire society. Most anarchists share the egalitarian ideal with socialists: anarcho-capitalists abhor equality and socialism equally5 ». 🔗

Sadly, these seem to be the minority in academic circles as most are happy to discuss right-« libertarian » ideology as a subclass of anarchism in spite of there being so little in common between the two. Their inclusion does really seem to derive from the fact that « anarcho »-capitalists call themselves anarchists and the academics take this at face value. Yet, as one anarchist notes, having a « completely fluid definition of anarchism, allows for anyone and anything to be described as such, no matter how authoritarian and anti-social6 ». Also, given that many academics approach anarchism from what could be termed the « dictionary definition » methodology rather than as a political movement approach there is a tendency for « anarcho »-capitalist claims to be taken at face value. As such, it is useful to stress that anarchism is a social movement with a long history and while its adherents have held divergent views, it has never been limited to simply opposition to the state (i.e. the dictionary definition). 🔗

L’argument « anarcho »-capitaliste selon lequel il est une forme d’anarchisme est un appel au dictionnaire, à ses définitions d’« anarchisme » ou d’« anarchie ». Les « anarcho »-capitalistes tentent de définir l’anarchisme comme étant « l’opposition au gouvernement », et rien d’autre. Bien sûr, bien des dictionnaires (si ce n’est la totalité des dictionnaires) « définissent » l’anarchie comme le « chaos », le « désordre », mais nous ne voyons jamais les « anarcho »-capitalistes utiliser cette définition ! De plus, et cela devrait être évident, les dictionnaires sont rarement très sophistiqués en ce qui concerne les notions politiques, et leurs définitions rendent donc peu compte des nombreuses idées associées aux théories politiques et à leurs histoires respectives. Ainsi la « définition » du dictionnaire tendra à ignorer les prises de positions communes aux anarchistes concernant la propriété, l’exploitation, et le capitalisme (idées qui seraient facilement trouvées en lisant effectivement des textes anarchistes). Pour que l’argument du dictionnaire fonctionne, il faut ignorer l’essentiel de l’histoire et des idées de toutes les branches de l’anarchisme ; des individualistes comme Tucker aux anarcho-communistes comme Kropotkine, tous ont considéré l’anarchisme comme partie intégrante du mouvement socialiste. De ce fait, les « anarcho »-capitalistes ne sont pas anarchistes au même degré que la pluie n’est pas sèche. 🔗

Significantly, the inventor of the term « anarcho »-capitalism, Murray Rothbard had no impact on the anarchist movement even in North America. His influence, unsurprisingly, was limited to the right, particularly in so-called « libertarian » circles. The same can be said of « anarcho »-capitalism in general. This can be seen from the way Rothbard is mentioned in Paul Nursey-Bray’s bibliography on anarchist thinkers. This is an academic book, a reference for libraries. Rothbard is featured, but the context is very suggestive. The book includes Rothbard in a section titled « On the Margins of Anarchist Theory. » His introduction to the Rothbard section is worth quoting: 🔗

Either the inclusion or the omission of Rothbard as an anarchist is likely, in one quarter or another, to be viewed as contentious. Here, his Anarcho-Capitalism is treated as marginal, since, while there are linkages with the tradition of individualist anarchism, there is a dislocation between the mutualism and communitarianism of that tradition and the free market theory, deriving from Ludwig von Mises and Friedrich von Hayek, that underpins Rothbard’s political philosophy, and places him in the modern Libertarian tradition.
[Anarchist Thinkers and Thought], p.133

This is important, for while Rothbard (like other « anarcho »-capitalists) appropriates some aspects of individualist anarchism he does so in a highly selective manner and places what he does take into an utterly different social environment and political tradition. So while there are similarities between both systems, there are important differences as we will discuss in detail in section G along with the anti-capitalist nature of individualist anarchism (i.e. those essential bits which Rothbard and his followers ignore or dismiss). Needless to say, Nursey-Bray does not include « anarcho »-capitalism in his discussion of anarchist schools of thought in the bibliography’s introduction. 🔗

Naturellement, nous ne pouvons pas empêcher les « anarcho »-capitalistes d’utiliser les mots « anarcho », « anarchisme » et « anarchie » pour décrire leurs idées. Les démocraties de l’ouest n’ont pas pu empêcher l’État stalinien chinois de s’appeler la République Populaire de Chine. Pas plus que les sociaux-démocrates n’ont pu empêcher les fascistes allemands de s’appeler « national-socialistes ». Pas plus que les anarcho-syndicalistes italiens n’ont pu empêcher les fascistes d’utiliser l’expression « Syndicalisme national ». Ceci ne signifie pas que le nom de ces mouvements ait reflété leur contenu réel — la Chine est une dictature, pas une démocratie, les nazis n’étaient pas des socialistes (des capitalistes ont fait fortune dans l’Allemagne nazie parce que le régime écrasait le mouvement ouvrier), et l’État fasciste italien n’avait rien en commun avec les idées anarcho-syndicalistes du syndicat décentralisé « du bas vers le haut », et de l’abolition de l’État et du capitalisme. 🔗

It could be argued (and it has) that the previous use of a word does not preclude new uses. Language changes and, as such, it is possible for a new kind of « anarchism » to develop which has little, or no, similarities with what was previously known as anarchism. Equally, it could be said that new developments of anarchism have occurred in the past which were significantly different from old versions (for example, the rise of communist forms of anarchism in opposition to Proudhon’s anti-communist mutualism). Both arguments are unconvincing. The first just makes a mockery of the concept of language and breeds confusion. If people start calling black white, it does not make it so. Equally, to call an ideology with little in common with a known and long established socio-political theory and movement the same name simply results in confusion. No one takes, say, fascists seriously when they call their parties « democratic » nor would we take Trotskyists seriously if they started to call themselves « libertarians » (as some have started to do). The second argument fails to note that developments within anarchism built upon what came before and did not change its fundamental (socialistic) basis. Thus communist and collectivist anarchism are valid forms of anarchism because they built upon the key insights of mutualism rather than denying them. 🔗

A related defence of « anarcho »-capitalism as a form of anarchism is the suggestion that the problem is one of terminology. This argument is based on noting that « anarcho »-capitalists are against « actually existing » capitalism and so « we must distinguish between ‘free-market capitalism’ ... and ‘state capitalism’ ... The two are as different as day and night7 ». It would be churlish indeed to point out that the real difference is that one exists while the other has existed only in Rothbard’s head. Yet point it out we must, for the simple fact is that not only do « anarcho »-capitalists use the word anarchism in an unusual way (i.e. in opposition to what has always been meant by the term), they also use the word capitalism in a like manner (i.e., to refer to something that has never existed). It should go without saying that using words like « capitalism » and « anarchism » in ways radically different to traditional uses cannot help but provoke confusion. Yet is it a case that « anarcho »-capitalists have simply picked a bad name for their ideology? Hardly, as its advocates will quickly rush to defend exploitation (non-labour income) and capitalist property rights as well as the authoritarian social structures produced with them. Moreover, as good capitalist economists the notion of an economy without interest, rent and profit is considered highly inefficient and so unlikely to develop. As such, their ideology is rooted in a perspective and an economy marked by wage labour, landlords, banking and stock markets and so hierarchy, oppression and exploitation, i.e. a capitalist one. 🔗

So they have chosen their name well as it shows in clear light how far they are from the anarchist tradition. As such, almost all anarchists would agree with long-time anarchist activist Donald Rooum’s comment that « self-styled ‘anarcho-capitalists’ (not to be confused with anarchists of any persuasion) [simply] want the state abolished as a regulator of capitalism, and government handed over to capitalists. » They are « wrongly self-styled ‘anarchists’ » because they « do not oppose capitalist oppression » while genuine anarchists are « extreme libertarian socialists8 ». As we stress in section F.1, « anarcho »-capitalists do not oppose the hierarchies and exploitation associated with capitalism (wage labour and landlordism) and, consequently, have no claim to the term « anarchist. » Ce n’est parce que quelqu’un emploie une étiquette que cela signifie qu’il soutient les idées liées à cette étiquette. Et c’est le cas avec l’« anarcho »-capitalisme — ses idées sont en désaccord avec les idées principales de toutes les formes d’anarchisme traditionnel (même l’anarchisme individualiste qui est souvent considéré par les « anarcho »-capitalistes comme un ancêtre de leur idéologie). 🔗

Nous abordons ce sujet dans la FAQ anarchiste pour trois raisons. Premièrement, le nombre élevé de libertariens et d’« anarcho »-capitalistes sur Internet signifie que ceux qui s’intéressent à l’anarchisme sur Internet pourraient conclure à tort qu’ils sont également « anarchistes ». Deuxièmement (malheureusement), quelques auteurs et universitaires ont pris les prétentions libertariennes pour argent comptant et inclus leur idéologie dans des études générales sur l’anarchisme (les meilleurs universitaires notent que les anarchistes rejettent ces prétentions). Ces deux raisons sont évidemment liées, et de ce fait, montrer les faits compte encore plus. La dernière raison d’aborder ce sujet ce sujet dans la FAQ est de fournir aux anarchistes des arguments et des preuves à employer contre l’« anarcho »-capitalisme et sa prétention d’être une nouvelle forme d’« anarchisme ». 🔗

Ainsi cette section de la FAQ ne représente pas, comme nous l’avons dit plus haut, une sorte de débat interne à l’anarchisme. Elle reflète la tentative des anarchistes de reprendre l’histoire et la signification de l’anarchisme à ceux qui essayent de voler son nom. Cependant, cette section sert également deux autres objectifs. Premièrement, critiquer les libertariens et les théories « anarcho »-capitalistes nous permet d’expliquer dans le même temps celles de l’anarchisme, et d’indiquer pourquoi ces dernières sont préférables. Deuxièmement, et d’une manière primordiale, les idées et les buts qui sont à la base de l’« anarcho »-capitalisme sont habituellement identiques à ceux du néo-libéralisme Bob Black le nota dans les années 1980, quand «  une aile de la droite Reaganiène […] s’est de toute évidence appropriée, avec une sélectivité suspecte, les thèmes libertariens tels que la déréglementation et le volontarisme. Des idéologues se sont indignés que Reagan ait travesti leurs principes. Merde alors ! Je note que c’est leurs principes, et pas les miens, qu’il a trouvé approprié de travestir9 ». This was echoed by Noam Chomsky two decades later when he stated that « nobody takes [right-wing libertarianism] seriously » (as « everybody knows that a society that worked by ... [its] principles would self-destruct in three seconds »). The « only reason » why some people in the ruling elite « pretend to take it seriously is because you can use it as a weapon » in the class struggle10 Comme le néo-libéralisme est employé comme base idéologique de l’attaque actuelle sur la classe des travailleurs, la critique de l’« anarcho »-capitalisme et du libertarisme permet également de construire les armes théoriques à employer pour résister à cette attaque et pour faciliter la lutte de classe. 🔗

The results of the onslaught of free(r) market capitalism along with anarchist criticism of « anarcho »-capitalism has resulted in some « anarcho »-capitalists trying to re-brand their ideology as « market anarchism. » This, from their perspective, has two advantages. Firstly, it allows them to co-opt the likes of Tucker and Spooner (and, sometimes, even Proudhon!) into their family tree as all these supported markets (while systematically attacking capitalism). Secondly, it allows them to distance their ideology from the grim reality of neo-liberalism and the results of making capitalism more « free market. » Simply put, going on about the benefits of « free market » capitalism while freer market capitalism is enriching the already wealthy and oppressing and impoverishing the many is hard going. Using the term « market anarchism » to avoid both the reality of anarchism’s anti-capitalist core and the reality of the freer market capitalism they have helped produce makes sense in the marketplace of ideas (the term « blackwashing » seems appropriate here). The fact is that however laudable its stated aims, « anarcho »-capitalism is deeply flawed due to its simplistic nature and is easy to abuse on behalf of the economic oligarchy that lurks behind the rhetoric of economic textbooks in that « special case » so ignored by economists, namely reality. 🔗

L’anarchisme a toujours été conscient de l’existence du capitalisme de « marché libre », en particulier son aile extrême (les « minarchistes », ceux qui veulent le moins possible d’État), et l’a toujours rejetée — dès Proudhon (voir la section F.7). As academic Alan Carter notes, anarchist concern for equality as a necessary precondition for genuine freedom « is one very good reason for not confusing anarchists with liberals or economic ‘libertarians’ — in other words, for not lumping together everyone who is in some way or another critical of the state. It is why calling the likes of Nozick ‘anarchists’ is highly misleading11 ». So anarchists have evaluated « free market » capitalism and rejected it as non-anarchist since the birth of anarchism and so attempts by « anarcho »-capitalism to say that their system is « anarchist » flies in the face of this long history of anarchist analysis. That some academics fall for their attempts to appropriate the anarchist label for their ideology is down to a false premise: it « is judged to be anarchism largely because some anarcho-capitalists say they are « anarchists » and because they criticise the State12 ».  🔗

Plus généralement, nous devons souligner que la plupart des anarchistes (si c’est tous) ne veulent pas vivre dans une société comme celle-ci, mais dans une société juste, sans coercition et force étatique. Les anarchistes ne confondent pas la « liberté » avec le « droit » de gouverner et d’exploiter les autres ni avec le pouvoir de changer de maîtres. Ce n’est pas assez de dire que nous pouvons gérer nos propres affaires (par des coopératives, par exemple) dans une société telle que celle-ci. Nous voulons l’abolition du système capitaliste des rapports autoritaires, pas simplement un changement des patrons ou la possibilité de petites îles de la liberté dans une mer de capitalisme (îles qui par ailleurs sont toujours en danger d’inondation et notre liberté, en passe d’être détruite). Ainsi, dans cette section de FAQ, nous analysons beaucoup d’affirmations d’« anarcho »-capitalistes selon leurs propres mots (par exemple, l’importance de l’égalité sur le marché ou pourquoi remplacer l’état par des sociétés de sécurité privées n’est qu’un changement de nom de l’État plutôt que son abolition) mais cela ne veut pas dire que nous désirions une société presque identique à l’actuelle. Loin de là, nous voulons transformer cette société en une société davantage adaptée à développer et à enrichir l’individualité et la liberté. 🔗

Mais avant que nous puissions réaliser cela, nous devons faire la critique de la société actuelle et préciser ses limitations. 🔗

Nous dédions cette section de FAQ à ceux qui ont vu le vrai visage du capitalisme de « libre marché » au travail : les ouvriers et les femmes (anarchistes ou non) assassinés, en prison, en camp de concentration, ou dans les rues par les assassins employés du capitalisme. 🔗

For more discussion on this issue, see the appendix « Anarchism and « Anarcho »-capitalism » 🔗

Notes
  1. Note du traducteur : De fait, ces pseudos-anarchistes sont nommés « libertariens » en français et non « libertaires ».
  2. Murray Bookchin, The Ecology of Freedom, p.57.
  3. Anarchist Seeds Beneath the Snow, p.4.
  4. « Anarchism », Contemporary Political Ideologies, Roger Eatwell Anthony Wright (ed.), p.142.
  5. Using Political Ideas, p.138.
  6. Benjamin Franks, « Mortal Combat », p.4–6, A Touch of Class, no1, p.5.
  7. Rothbard, The Logic of Action II, p. 185.
  8. What Is Anarchism?, p.7, 12–13 p.10.
  9. « The Libertarian As Conservative », p.141–8, The Abolition of Work and Other Essays, p. 141–2.
  10. Understanding Power, p. 200.
  11. « Some notes on « Anarchism » », p.141–5, Anarchist Studies, vol.1, no2, p.143.
  12. Peter Sabatini, Social Anarchism, no23, p.100.

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