La FAQ Anarchiste (francophone)

Section E – Que pensent les anarchistes des problèmes écologiques ?

Introduction

Cette section de la FAQ poursuit les réflexions de la section D.4 (« Quelle est la relation entre le capitalisme et la crise écologique ? »), dans laquelle nous avons indiqué que puisque le capitalisme est basé sur le principe de « croître ou mourir », un capitalisme « vert » est impossible. Par nature, le capitalise doit s’étendre, créer de nouveaux marchés, augmenter la production et la consommation, et par là même, envahir toujours d’écosystèmes, utiliser plus de ressources et perturber les relations et les équilibres présents dans les écosystèmes. Nous avons décidé d’inclure dans cette FAQ une section consacrée à ces questions pour montrer à quel point les questions écologiques sont importantes pour l’anarchisme, et que l’écologie a une place centrale dans l’anarchisme moderne. 🔗

Les anarchistes ont été à l’avant-garde de la pensée écologique et du mouvement vert durant des décennies. Ce n’est pas étonnant, étant donné que beaucoup de concepts clés de l’anarchisme sont aussi des concepts clés dans la pensée écologique. De plus, les implications écologiques de beaucoup d’idées anarchistes (telles que la décentralisation, l’intégration de l’industrie et de l’agriculture, et d’autres) ont conduit les anarchistes à reconnaître rapidement l’importance des mouvements et des idées écologiques. 🔗

Murray Bookchin, en particulier, a placé les idées anarchistes au centre du débat des verts en plus de mettre en lumière les liens entre anarchisme et pensée écologique. Son éco-anarchisme (qu’il a nommé écologie sociale) est basé sur l’importance de la nature sociale des problèmes écologiques auxquels nous sommes confrontés. Dans ses ouvrages classiques, Post-Scarcity Anarchism, Toward an Ecological Society et The Ecology of Freedom, il a argumenté avec cohérence que la domination de l’humanité sur la nature est la conséquence de la domination à l’intérieur même de l’humanité. 🔗

Cependant, l’anarchisme a toujours eu une dimension écologique. Ainsi que Peter Marshall le note dans son tour d’horizon complet de la pensée écologique, les écologistes « ont trouvé en Proudhon deux de leurs principes sociaux les plus aimés : le fédéralisme et la décentralisation ». Proudhon « apparaît comme un important pionnier du mouvement écologique moderne, pour avoir souligné la communion étroite entre nature et humanité, pour sa croyance en la justice sociale, pour sa doctrine de fédéralisme et pour avoir perçu que la liberté est la mère, et non la fille, de l’ordre01 ». Pour Proudhon, un problème clé consiste en ce que les gens voient uniquement la terre comme « quelque chose qui leur permet de dégager un certain revenu chaque année. Le sentiment de la nature a disparu ». Les gens « n’aiment plus la terre. Les propriétaires terriens la vendent, la divisent en parts, la prostituent, marchandent avec et la traitent comme s’il s’agissait d’un objet de spéculation. Les agriculteurs la torturent, la violent, l’épuisent et la sacrifient à leur impatient désir de profit. Ils ne sont jamais devenus uns avec elle ». Nous « avons perdu nôtre sentiment de la nature02 ». 🔗

D’autres éléments précurseurs de l’éco-anarchisme peuvent être trouvés dans les travaux de Pierre Kropotkine. Par exemple, dans son ouvrage classique Champs, usines et ateliers03, Kropotkine se prononce en faveur des petites industries 70 ans avant que E.F.Schumacher reprenne la phrase et défende « un équilibre harmonieux entre agriculture et industrie. Au lieu de la concentration de grandes usines en villes, il appela à l’économie, considérant que la diversité est la meilleure façon d’organiser la production par coopération mutuelle. Il se prononça en faveur de l’éparpillement de l’industrie à travers le pays et l’intégration de l’industrie et l’agriculture au niveau local ». Sa vision d’une communauté économique décentralisée basée sur l’intégration de l’agriculture et de l’industrie (ainsi que du travail manuel et intellectuel) a des parallèles évidents avec la pensée verte moderne, tout comme son emphase sur le besoin de niveaux de technologie appropriés, sa reconnaissance du fait que le marché capitaliste déforme le développement, la taille et l’usage de la technologie et de l’industrie. À travers ses recherches en géographie et biologie, Kropotkine a découvert l’interconnexion des espèces entre elles et avec leur environnement. L’entraide04 est son ouvrage classique sur la valeur de la coopération dans la survie des espèces. Kropotkine voyait la coopération comme un important facteur de l’évolution, considérant que ceux qui prétendent que la compétition à l’intérieur et entre les espèces est le facteur clé (ou le seul facteur) de l’évolution ont déformé les travaux de Darwin. Tout cela a permis à Kropotkine d’être « une grande source d’inspiration pour le mouvement écologiste moderne05  ». 🔗

En plus du travail de Kropotkine, il faut également aussi évoquer l’anarchiste français Élisée Reclus. Ainsi que Clark et Martin le notent, Reclus a introduit « une forte dimension écologique dans la tradition anarchiste et la théorie libertaire ». Il a produit « une puissante contribution en introduisant cette perspective écologique dans la pensée anarchiste », celle qui « va au-delà d’un projet de domination de la planète, et tente de restorer l’humanité à sa juste place — à l’intérieur, plutôt qu’au dessus, de la nature ». Reclus, « bien plus que Kropotkine, introduisit dans la théorie anarchiste, des thèmes qui furent par la suite développés dans l’écologie sociale et l’éco-anarchisme06 ». Par exemple, en 1866, Élisée Reclus déclara : 🔗

La nature sauvage est si belle : est-il donc nécessaire que l’homme, en s’en emparant, procède géométriquement à l’exploitation de chaque nouveau domaine conquis et marque sa prise de possession par des constructions vulgaires et des limites de propriétés tirées au cordeau ? S’il en était ainsi, les harmonieux contrastes qui sont une des beautés de la terre feraient bientôt place à une désolante uniformité […]
La question de savoir ce qui dans l’œuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante. Une harmonie secrète s’établit entre la terre et les peuples qu’elle nourrit, et quand les sociétés imprudentes se permettent de porter la main sur ce qui fait la beauté de leur domaine, elles finissent toujours par s’en repentir.
« Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes 📖  », cité par Clark and Martin, Op.cit., p. 125–6.

« L’homme [l’humain] », dit Reclus, peut trouver de la beauté dans « l’harmonie intime et profondément installée entre son travail et celui de la nature ». Comme les éco-anarchistes un siècle plus tard, il insista sur les racines sociales de nos problèmes environnementaux, faisant valoir qu’une « une complète union entre l’Homme [l’humain] et la Nature ne peut advenir que par la destruction des frontières aussi bien entre les castes qu’entre les peuples ». Il a également indiqué que l’exploitation de la nature est indissociable du capitalisme, puisqu’il « il importe peu à l’industriel, exploitant sa mine ou sa manufacture en pleine campagne, de noircir l’atmosphère des fumées de la houille et de la vicier par des vapeurs pestilentielles ». « Puisque la nature est profanée par tant de spéculateurs précisément à cause de sa beauté », Reclus argumentait, « il n’est pas étonnant que dans leurs travaux d’exploitation les agriculteurs et les industriels négligent de se demander s’ils ne contribuent pas à l’enlaidissement de la terre ». Le capitaliste « ne se préoccupe pas07 de mettre ses constructions en harmonie avec le paysage08 ». Peu d’éco-anarchistes le contrediraient aujourd’hui. 🔗

Donc, bien qu’un anarchisme spécifiquement écologiste ne se développa pas avant les travaux révolutionnaires de Murray Bookchin dans les années 1950, la théorie anarchiste avait depuis les années 1860 un substanciel contenu « pro-écologiste ». Ce que firent Bookchin et d’autres auteurs comme lui fut de rendre explicites les aspects écologistes de l’anarchisme, un travail qui a immensément enrichi la théorie et la pratique anarchiste. 🔗

En plus de pointer le rôle clé que l’écologie joue dans l’anarchisme, cette section est également nécessaire pour réfuter quelques solutions aux problèmes écologiques proposées communément. Bien qu’il soit merveilleux que les idées écologistes soient devenues de plus en plus répandues, la triste réalité est que la plupart des gens ont sauté sur le train en marche avec des présupposés et des pratiques profondément anti-écologiques. C’est ainsi que nous trouvons des fascistes en train expliquer leur vision environnementale, ou des défenseurs du capitalisme en train de proposer des solutions « écologiques » basées sur l’extension de la propriété privée. De même, nous trouvons la notion de consumérisme bio employée en tant que moyen viable d’assainir la planète (plutôt qu’en tant que lutte sociale supplémentaire). Nous voyons également une concentration sur les symptômes (telle que la croissance de la population) plutôt que les causes. Cette section refute de telles choses. 🔗

Il est très important de différencier l’environnementalisme et l’écologie. Se référant à Bookchin, les éco-anarchistes opposent leurs idées à ceux qui veulent réformer le capitalisme et le rendre plus vert (une position qu’ils nomment « environnementalisme » plutôt qu’écologie). L’environnementalisme « se concentre sur des problèmes spécifique, comme la pollution de l’air et de l’eau » tout en ignorant les causes sociales des problèmes qu’il tente de résoudre. En d’autres termes, leur vision « se repose une approche instrumentale, quasiment une approche d’ingénieur, de la résolution des dislocations écologiques. Selon toutes les apparences, ils veulent adapter le monde natural aux besoins de la société existante et de ses impératifs capitalistes exploiteurs, par le biais de réformes qui minimisent le dommage faits à la santé et au confort des humains. The much-needed goals of formulating a project for radical social change and for cultivating a new sensibility toward the natural world tended to fall outside the orbit of their practical concerns ». Eco-anarchists, while supporting such partial struggles, stress that « these problems originate in a hierarchical, class, and today, competitive capitalist system that nourishes a view of the natural world as a mere agglomeration of ‘resources’ for human production and consumption09 ». Cela signifie que si une sorte d’environnementalisme est peut-être possible sous le capitalisme, ou un autre système système autoritaire, cela n’est pas le cas de l’écologie. Pour le dire simplement, les problématiques de l’écologie ne peuvent être tordues dans une perspective hiérarchique, ou dans la propriété privée. Tout comme un écosystème, une vision réellement écologique ne peut être commandée, divisée et enclose. Tenter de faire cela n’aboutira qu’à l’appauvrissement simultané des humains et de la nature. 🔗

Ainsi que nous l’expliquerons dans la section suivante, la cause première de nos problèmes écologiques est l’existence de la hiérarchie, nécessaire à une économie capitaliste. Pour les anarchistes, la notion d’un capitalisme écologique est, littéralement, impossible. Le libertaire Takis Fotopoulous explique que la principale raison qui rend le capitalisme « vert » un rêve utopique « repose dans la contradiction fondamentale entre la logique, la dynamique de la croissance économique d’une part, et la tentative de conditionner cette dynamique à des intérêts qualitatifs » d’autre part10. Les problèmes écologiques, tout comme les problèmes sociaux, sont par nature qualitatifs, et en tant que tels, il n’est pas surprenant qu’un système basé sur le profit n’en ait que faire. 🔗

Sous le capitalisme, l’éthique, la nature et l’humanité ont toutes leur étiquette et leur prix. Et ce prix est tout ce qui compte. C’est compréhensible, étant donné que tout système social hiérarchique nécessite un système de croyance. Sous la féodalité, le système de croyance provenait de l’Église, sous le capitalisme, il prétend provenir de la science, dont les praticiens biaisés (ordinairement payés par l’État et le Capital) constituent la nouvelle prêtrise. Tout comme l’ancien clergé, seuls les membres qui produisent des « recherches objectives » deviennent connus et influents — la « recherche objective » étant celle qui accepte le statu quo comme « naturelle » et produit ce que l’élite veut entendre (c’est-à-dir qu’une apologie du capitalisme et de la domination des élites sera toujours appréciée comme « objective » et scientifique, indépendemment de son réel contenu factuel et scientifique, les exemples les plus connus étant ceux de la « courbe en cloche » et la « Loi de la population » de Malthus). Plus important, le capitalisme a besoin de la science pour être capable de tout mesurer et quantifier pour pouvoir le vendre. Cette foi mathématique est visible dans la politique et l’économie capitaliste, où la quantité est plus importante que la qualité, où 5 votes sont préférables à 2, où 5€ sont préférables à 2€. Et comme les autres religions, le capitalisme nécessite du sacrifice. Au nom de la « libre entreprise », de l’« efficience économique », de la « stabilité » et de la « croissance », le capitalisme sacrifie l’individualité, la liberté, l’humanité et la nature pour le pouvoir et le profit de quelques uns. 🔗

Il est absolument nécessaire de comprendre les causes des problèmes que nous rencontrons. Bien des verts attaquent ce qu’ils considèrent comme des « mauvaises idées » de la société moderne, ses « valeurs matérialistes » et proposent en retour de nouvelles idées, plus en phase avec une société écologique. Cette approche, cependant, rate sa cible. Les idées et les valeurs ne viennent pas de nulle part, mais sont le produit d’un certain ensemble de relations sociales et des luttes qu’elles produisent. Cela signifie que le problème n’est pas seulement de changer de valeurs pour permettre à l’humanité d’être en harmonie avec la nature (bien que ce soit important), mais aussi de comprendre les causes sociales et structurelles de la crise écologique. Les idées et les valeurs doivent effectivement être défiées, mais à moins que les relations sociales autoritaires, la hiérarchie et les inégalités de pouvoir (c’est-à-dire : qui produit ces idées et ces valeurs) soient également défiées, et, plus important encore, abolies, une société écologique est impossible. Donc, à moins que d’autres verts reconnaissent que la crise écologique ne s’est pas développée à partir de rien, et qu’elle n’est pas la faute des personnes en tant que telles (en opposition aux personnes placées dans une société hiérarchique), peu de choses pourront être accomplies pour déraciner les causes systémiques des problèmes auxquels nous et notre planète faisons face. 🔗

En plus de son alliance avec le mouvement écologiste, l’éco-anarchisme trouve également des alliés dans les mouvements pacifistes et féministes, qu’il considère, comme le mouvement écologiste, avoir besoin des principes anarchistes. Les éco-anarchistes pensent donc non seulement que la compétition globale entre états-nations est responsable non seulement de l’écrasement de la nature, mais aussi qu’elle est la cause première des tensions militaires internationales — les nations cherchant à se dominer par l’usage ou la menace de la force. Avec l’intensification de la compétition internationale et la prolifération d’armes de destruction massives, tout est prêt pour une guerre mondiale catastrophique usant d’armes nucléaires, chimiques et/ou biologiques. Parce qu’une telle guerre serait l’ultime désastre écologique, l’éco-anarchisme et le mouvement pacifistes sont deux aspect du même projet politique. De même, les éco-anarchistes reconnaissent que la domination de la nature et la domination de l’homme sur la femme ont historiquement été liés, ce qui fait de l’éco-féminisme un autre aspect de l’éco-anarchisme. Puisque le féminisme, l’écologie et le pacifisme sont les problèmes clés abordés par le mouvement écologiste, les anarchistes croient que bien des écologistes sont implicitement proches de l’anarchisme, qu’ils le réalisent ou non ; de ce fait, ces derniers devraient adopter les principes anarchistes d’action directe plutôt que getting bogged down en essayant d’élire des représentants auprès de l’État. 🔗

Dans cette section, nous discutons des thèmes principaux de l’éco-anarchisme, et considérons quelques questions posées par des non-anarchistes quant à la façon de protéger l’environnement. Dans la section E.1, nous résumons pourquoi les anarchistes considèrent qu’une société écologique ne peut être capitaliste (et vice versa). La section E.2 présente une courte introduction de ce à quoi une société écologique pourrait ressembler. La section E.3 réfute l’assertion capitaliste que la réponse à la crise environnementale est de tout privatiser, tandis que la section E.4 explique pourquoi le capitalisme est anti-écologique, et ses défenseurs, invariablement, anti-écologistes. Dans la section E.5, nous expliquons pourquoi le consumérisme bio est voué à l’échec avant de réfuter, dans la section E.6, le mythe que la croissance de la population est une cause des problèmes écologiques plutôt que l’effet d’autres problèmes plus profonds. 🔗

Évidemment, cette section n’est pas exhaustive. Certaines tactiques populaires dans le mouvement écologistes sont partagées par d’autres mouvements — nous amenant à en discuter ailleurs. Par exemple, le problème de l’élection de partis écologistes sera traité dans la J.2.4 (« Élire des partis radicaux serait-il efficace ? »), et ne sera donc pas traité ici. La question des campagnes « à but unique » (comme C.N.D. and Friends of the Earth) sera abordée dans la section J.1.4. Souvenez-vous que les éco-anarchistes, comme tous les anarchistes, s’intéressent fortement à tout un ensemble de problèmes et de luttes, et que ne pas discuter d’une d’entre elles ici ne signifie en aucun cas que nous y sommes indifférents. 🔗

Pour les anarchistes, à moins que nous résolvions les contradictions internes de la société, qui proviennent de la domination, de la hiérarchie et d’une économie capitaliste, le désastre écologique continuera de grandir, mettant la planète dans danger toujours plus grave. Nous devons résister à ce système et créer de nouvelles valeurs basées sur la qualité, et non sur la quantité. Nous devons réintroduire le facteur humain dans notre société aliénée avant que celle-ci élimine l’humanité de la planète. 🔗

Nature’s Web de Peter Marshall présente un bon aperçu de tous les aspects de la pensée écologistes dans l’histoire, à partir d’une perspective anarchiste. On y trouve d’excellents résumés de ce que pensent sur le sujet des anarchistes comme Proudhon, Kropotkine, Bookchin, ainsi que de l’utopie écologiquement équilibrée de William Morris (de son ouvrage News from Nowhere). 🔗

Notes
  1. Nature’s Web, p.307-8.
  2. Selected Writings of Pierre-Joseph Proudhon, p.261.
  3. , Fields, Factories and Workshops 📖
  4. Kropotkine, Mutual Aid 📖
  5. Marshall, op. cit., p.311-2.
  6. John P.Clark Camille Martin (ed.), Anarchy, Geography, Modernity, p.19.
  7. Note du traducteur : Étant donné la formulation du passage en anglais, la FAQ cite « Quant à l’ingénieur, ses ponts et ses viaducs sont toujours les mêmes, dans la plaine la plus unie ou dans les gorges des montagnes les plus abruptes ; il se préoccupe, non de mettre ses constructions en harmonie avec le paysage, mais uniquement d’équilibrer la poussée et la résistance des matériaux ». On peut être anarchiste et ingénieur, mais les phrases précédentes lient l’activité industrielle néfaste à la nature et le capitalisme. L’ingénieur salarié servant un capitaliste, l’amalgame est justifié.
  8. Cité par Clark & Martin, op. cit., p.28, 30, 124 & 125.
  9. The Ecology of Freedom, p. 15–6.
  10. « Development or Democracy? », p.57–92, Society and Nature, no7, p.82.

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